Port Maria, construit du 18e au 19e siècle, occupe une place importante dans l'histoire de Quiberon. Dans les années 50, il était le premier port sardinier de France, comptant alors treize conserveries, contre deux aujourd'hui. La création d'une criée municipale en 1977 a permis à Port Maria d'accueillir de nombreux bateaux de pêche, qui sont toujours au nombre de 200 actuellement.
Au cours du XIXe siècle, le quartier des conserveries de Port Maria a connu une croissance rapide suite à la découverte du procédé de stérilisation des aliments par le chimiste Appert. Quiberon est devenu le principal port sardinier de France avec la création des "usines à sardines". De nombreuses familles de la région du Pays Bigouden se sont installées à Quiberon et ses environs, les femmes travaillant dans les conserveries tandis que les hommes partaient en mer.
L'inauguration de la ligne de chemin de fer Auray-Quiberon en 1882, initialement construite pour transporter des munitions vers les batteries côtières, a apporté des changements significatifs dans le mode de vie de Quiberon. La pêche, les conserveries et l'exploitation chimique des algues brûlées dans les fours à goémon ont peu à peu cédé la place au tourisme.
Aujourd'hui, le port sert de point de départ pour les excursions vers les îles de Belle-Île, Houat et Hoedic. De l'extrémité de sa longue jetée, on peut profiter d'une vue imprenable sur la grande plage.